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Chargeurs et câbles à trois euros : ce qu'ils abîment vraiment

Ce n'est pas de la paranoïa de réparateur : on voit les puces de charge grillées, et on demande toujours quel chargeur était branché.

· 2 min de lecture · GersFix, Miélan

Un chargeur négocie avec le téléphone la tension et le courant à fournir. Un chargeur correct respecte ce dialogue ; un chargeur bas de gamme envoie parfois une tension instable, des pics au branchement, ou tout simplement plus que ce qu'il annonce. La puce de charge du téléphone encaisse, jusqu'au jour où elle n'encaisse plus.

Ce qu'on répare à cause de ça

  • La puce de gestion de charge (Tristar, Hydra sur iPhone ; ses équivalents sur Android) : le téléphone ne charge plus, ou l'accessoire est « non pris en charge ».
  • Le connecteur, dont les contacts noircissent avec un câble aux broches mal alignées.
  • Plus rarement, la batterie elle-même, chargée à une tension trop haute.

Comment reconnaître un bon câble

Pas forcément celui du constructeur : un câble certifié (MFi pour Lightning, USB-IF pour USB-C) d'une marque connue, à dix ou quinze euros, est parfaitement sûr. Ce qu'on évite : les câbles sans marque des stations-service et des caisses de supermarché, les chargeurs « 65 W » à quatre euros, les batteries externes inconnues.

Ce qui ne risque rien

Charger avec un chargeur d'une autre marque connue (un chargeur Samsung sur un iPhone, ou l'inverse) est sans risque : ils parlent le même langage. Charger avec un chargeur plus puissant que nécessaire aussi : le téléphone ne prend que ce qu'il demande.

Si votre téléphone ne charge plus après un câble douteux, la réparation du circuit de charge est au composant, à 149 €, données conservées.

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