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Drone tombé dans l'eau : eau douce, eau de mer, et les heures qui comptent

Récupéré au bout d'une épuisette, ruisselant. La suite dépend de l'eau, et de ce que vous faites dans l'heure.

· 2 min de lecture · GersFix, Miélan

Un drone est plein d'électronique non protégée : carte principale, ESC, nacelle, caméra, capteurs. L'eau y entre partout. Ce qui fait la différence, c'est la conductivité de l'eau et le temps sous tension.

Tout de suite

  • Retirez la batterie immédiatement, sans essayer d'allumer le drone.
  • Retirez la carte microSD.
  • Eau de mer : rincez le drone à l'eau douce (oui, vraiment), en le secouant pour faire sortir l'eau salée. Le sel est pire que l'eau.
  • Ne séchez pas au sèche-cheveux, ne le mettez pas au soleil, pas de riz.
  • Envoyez-le ou apportez-le le jour même, batterie à part, dans un sac avec le drone encore humide plutôt que séché avec le sel dedans.

À l'atelier

Démontage complet, nettoyage aux ultrasons de chaque carte, désoxydation sous microscope, séchage contrôlé. Puis test carte par carte : la carte principale, les ESC, la nacelle, la caméra. Ce qui est mort est remplacé ; ce qui est sauvé est conservé.

Ce qu'il faut savoir

L'eau douce, en moins de 24 heures, donne de très bonnes chances. L'eau de mer non rincée, après plusieurs jours, laisse souvent une carte principale irrécupérable. Dans ce cas, on vous le dit et vous ne payez rien. Les dégâts d'eau de mer sont sur devis après diagnostic, parce qu'on ne sait qu'après nettoyage ce qui a survécu.

La batterie qui a pris l'eau ne doit jamais être réutilisée ni rechargée : on la contrôle et, si nécessaire, on la recycle.

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